Interview : Emin, la pop star internationale

Publié le par Le Blog d'une Active Pensive

Interview : Emin, la pop star internationale

Natif d'Azerbaïdjan, Emin est une pop star internationale qui a démarré sa carrière en 2006 d'abord en Russie et en Azerbaïdjan.

Depuis 2 ans, il multiplie les temps forts avec des apparitions télé (BBC, E!, Fox...) dont une performance dans "Today" sur NBC durant les JO de Sotchi !

Invité spécial pour le concours de l'Eurovision à Baku en 2012, il a également chanté lors du concours de Miss Univers en 2013. De quoi s'offrir une large visibilité !

Il a déjà remporté un World Music Award et un Golden Gramophone (le Grammy Award russe).

Emin débarque en France avec son single Woman, qu'il chante en duo avec Charly Williams.

Emin et son équipe m'ont reçu dans leur suite dans le bel hôtel du George V (Four Seasons), non loin des Champs-Elysées.

L'accueil fut parfait. On est mis à l'aise très rapidement.

 

Je vous laisse découvrir notre entretien.

 

Tu aurais pu être business man et travailler uniquement avec ton père. Peux-tu me dire comment et pourquoi tu t'es lancé dans la musique ?

J’ai commencé il y a plusieurs années, il y a peut-être 20 ans, j'expérimentais un peu, mais comme personne ne faisait de musique dans ma famille, ça n’a jamais vraiment été un choix de carrière. J'ai toujours été intéressé par les affaires, donc j'ai choisi mon éducation dans cette voie et fait une école de business management et finances. Mais à un certain moment, je me suis rendu compte que la musique me manquait vraiment et que j'avais envie de m'y mettre, donc j'ai essayé et j'ai fini par me lancer dans ma carrière musicale.

 

J'ai vu, en te suivant sur Twitter, que tu voyageais beaucoup ces derniers temps. Qu'est-ce qui est le plus excitant dans cette tournée promo ?

En Russie et en Azerbaïdjan, je remplis de grosses salles, jusqu'à 10000 personnes. En Europe, je suis assez peu connu pour le moment : à Berlin, Paris, Madrid, j'ai joué devant 200 à 300 personnes, donc assez peu finalement, ça fait une sacré différence. A Londres c'était super, on avait une grosse salle, car j'ai pas mal de succès sur les ondes en Angleterre, j'ai déjà un public là-bas. Je prends ça comme un challenge, je trouve que c'est une très bonne opportunité pour faire découvrir ma musique aux Européens, et en Amérique aussi – j'ai fait une tournée aux USA avant de revenir en Europe. Comme on est déjà sur certaines radios en Espagne, Irlande, Grande-Bretagne, j'espère que ça viendra aussi en France. Je vois ça comme un projet à long terme dont le tout premier spectacle sera demain à Paris (Il a eu lieu le mercredi 18. L'article est en ligne ici). Je reviendrai en Juin sans doute en juin avec un plus grand spectacle. Et puis ça va prendre de l'ampleur, comme il y a 10 ans en Russie. C'est un nouveau départ !

 

A l'inverse, quel est le plus difficile ? Etre éloigné de tes proches, le jet lag ou bien autre chose ?

Il y a plusieurs choses. Premièrement, sans doute, mes enfants qui sont à l’école à Baku, J’ai 2 fils qui sont donc obligés de rester là-bas. J’essaie de rentrer toutes les semaines, au plus tous les 10 jours pour les voir ou bien je les emmène à Moscou avec moi. Et en même temps, ma mère et ma sœur vivent aux Etats Unis donc j'y vais aussi. C’est un challenge. Le jet lag n'est un problème pour moi, je m’adapte facilement. On finit par s'habituer à tout, même aux chambres d'hôtel et on apprend à s'organiser en fonction (rires). Tu sais que tu le fais pour la bonne cause, pour étendre ta carrière musicale ! Et si tu le fais comme il faut, ça marche ! Ca a fonctionné pour moi dans d'autres pays, donc pourquoi ça ne marcherait pas en France ?

 

Tu chantes depuis plusieurs années maintenant. Pourquoi ne pas être venu en France avant ?

Je pense que la raison, c’est que musicalement je n’étais pas prêt. Maintenant, ma musique est devenue plus internationale, dans le sens où les chansons ne sont pas uniquement en anglais. Certaines chansons ont été produites en Grande-Bretagne, d'autres en Russie ou dans d'autres villes européennes. C’est un album très international. Je pense que j’ai ma chance maintenant. Tout ce que j'ai fait jusqu'ici était un tremplin vers des endroits comme la France, l'Espagne. Maintenant que le produit a mûri, je pense que c'est le bon moment.

 

Tu écris tes chansons en russe et en anglais. Chantes-tu dans les deux langues à chacun de tes concerts ?

Quand je suis sur ma tournée européenne, je chante une chanson en russe et je fais le reste de mon set en anglais car une partie de mon public, qui parle russe et azéri, savait que je venais à Paris et a acheté un ticket pour mon concert, même s'ils ne sont pas nombreux. Mais bien sûr le but est de chanter en anglais et de lancer ma carrière en anglais pour l'international.

 

Venons-en à ton nouvel album More Amor (qui sort le 24 Mars). Le 1er single est une véritable déclaration d'amour aux femmes. Qu'aimes-tu chez une femme ?

J'aime tout ! Cette chanson est dédicacée (dédiée) à toutes les femmes de la terre : les mères, les sœurs, les filles, les épouses, les petites amies... Je pense, et je parle en tant qu'homme, que la vie sur terre s'arrêterait sans les femmes, pour de nombreuses raisons. Je me base sur la relation que j'ai eue avec ma mère, ma sœur, mes grands-mères. Chaque femme est spéciale ! Dans cette chanson, Charly et moi, on a essayé montrer ça de manière évidente mais très romantique je pense. Je voulais dire que vous êtes exceptionnelles, que votre amour est exceptionnel. La chanson s'appelle Woman. Donc c'est une chanson qui est dédicacée vraiment à toutes les femmes !

 

J'ai vu qu'on te comparaît souvent à Enrique Iglesias...

(Rires) Oui ! on me compare à lui pour une chanson, Amor. Je connais plutôt bien Enrique. Il est venu chanter à Moscou en décembre, dans la même salle que moi. En fait, sur un de mes albums, j'ai une chanson qu'il a écrite avec Paul Barry. Elle s'appelle Don't go. Paul Barry est un auteur avec qui j'ai l'habitude de travailler. Il n'avait pas utilisé cette chanson. Il m'a demandé si j'avais écouté sa chanson. J'ai dit que oui. C'était une démo pour son album mais je l'ai gardé ! (Rires)

 

Et est-ce que tu connais la chanson de son père Julio Vous, les femmes ?

Oui, tout le monde connaît cette chanson ! En Union Soviétique, Joe Dassin était très populaire. Quand l'Union Soviétique a été dissoute, il y a eu Patricia Kaas, grande artiste française, qui est aujourd'hui encore très célèbre en Russie. Je l'ai rencontré une fois à Moscou. Je suis plutôt fan, j'ai pas mal de ses albums. C'est la chanteuse française qui, pour moi, est la plus connue en Russie.

 

Et Mireille Mathieu ? (Rires)

Oui bien sûr, je connais aussi !

 

Quel est le thème principal de ton album More Amor ?

Le thème principal ? L'amour ! L'album précédent s'appelait Amor, celui-ci s'appelle More Amor, il parle donc encore plus d'amour. Chaque chanson de l'album est personnelle, parle des relations amoureuses, de l'expérience, de ce que l'on ressent. Je pense que les vraies chansons sont écrites avec honnêteté.

 

Comment s'est passée l'écriture de l'album ? Ça a demandé combien de temps ?

Ça a pris beaucoup de temps. L'album a seulement cinq nouvelles chansons, qui se trouvent tout au début. Et je pense que ce sont les meilleures chansons que j'ai faites jusqu'à maintenant. 5 autres chansons viennent de mon album précédent, Amor, qui a eu du succès – comme la chanson Amor par exemple. Puis on a pris 5 chansons de mes albums précédents, les meilleurs singles, ceux qui ont eu du succès en Angleterre, Allemagne, Espagne. Et il y a aussi ma chanson Still, avec laquelle j'ai débuté ma carrière il y a dix ans, en 2006. On dit que la meilleure façon pour commencer en Europe, c'est de sortir un best of, avec tes meilleures chansons et des nouvelles. Les nouvelles chansons sont fantastiques. Puis en ajoutant les meilleures chansons que j'ai faites jusqu'à aujourd'hui, la personne qui va acheter mon album, qui sort le 24 mars, aura un bon aperçu de ce que je fais depuis ces 3-4 dernières années. C'est le meilleur de ce que j'ai pu faire musicalement, mes plus grandes chansons sont sur cet album.

 

Qu'est-ce qui t'inspire pour écrire et composer de nouvelles chansons ?

Tout ! C'est même plus facile de dire ce qui ne m'inspire pas ! Quand je suis plusieurs jours sans écrire, ça me manque vraiment. J'ai toujours des mélodies en tête, des paroles, des idées. Je les écris, les enregistre sur mon iPhone, ou sur le piano. C'est comme une drogue, quelque chose à laquelle on revient tout le temps. Sans ça, tu te sens vide.

 

Quelle a été, sur scène, l'expérience la plus excitante que tu aies vécue ?

La plus excitante, c'était en décembre dernier pour mes 35 ans en Russie. J'ai fait des gros shows avec beaucoup de guests qui sont venus jouer avec moi. C'étaient les plus grands artistes de Russie et d'Azerbaïdjan. J'ai fait quatre shows qui ont été diffusés sur la télé nationale russe et azéri, à Moscou, Baku et Saint-Pétersbourg.

Baku est le plus gros show que j'ai jamais fait avec 8000 personnes. C'est vraiment une expérience incroyable ! Le public reprenait les chansons avec moi. C'était vraiment fantastique !

A Moscou, il y a eu un double show, avec 7500 personnes les deux fois. On en avait prévu un seul mais il y a eu une grosse demande et on en a fait 2... En décembre donc, j'ai joué devant 30000 en tout. C'était l'aboutissement de 10 ans de carrière.

Puis maintenant, je viens à Paris. J'ai beau avoir une grande carrière là-bas, ici, personne ne me connaît ! Il faut réussir à vendre les quelque 200 tickets de concert... C'est un nouveau challenge de tout recommencer ici et de conquérir un nouveau territoire. Ces concerts en décembre étaient incroyables, je m'en souviendrai toute ma vie.

 

J'espère que ton concert demain sera tout aussi incroyable !

Oui j'espère aussi !! Ce serait un bon début !

 

Es-tu excité à l'idée de chanter pour la première fois à Paris ?

Oui je suis très excité ! J'ai préparé une setlist avec mes meilleures chansons. Tu sais, jouer devant un nouveau public, c'est plus difficile que de jouer devant un public qui te connaît et t'aime déjà. Mais c'est un début. Je suis sûr qu'il y aura quelques fans pour me soutenir, des gens qui connaissent déjà ma musique. J'espère que ça va se passer comme en Espagne ou à Londres où j'avais aussi fait des concerts de présentation. J'espère que ça se passera de la même façon ici.

 

Dernière question, classique : peux-tu nous dire quelques mots en français ?

Oh...! Est-ce que je peux ? En français : Merci beaucoup ! C'est un peu compliqué ! Il me demande de lui apprendre quelque chose, comme ce que l'on peut demander à une femme, par exemple : "Voudrais-tu diner avec moi ?".

 

 

Notre entrevue s'est terminée dans la bonne humeur, puis par quelques photos que vous pouvez voir ci-dessous.

 

 

Interview : Emin, la pop star internationale
Interview : Emin, la pop star internationale Interview : Emin, la pop star internationale

Si on m'avait dit il y a quelques années, voire même il y a seulement quelques semaines, que je serais amenée à me rendre dans un palace pour y réaliser une interview, qui plus est en anglais, je ne vous aurais jamais cru !! Un grand merci à l'agence Rise Up et en particulier à Charles et Emilie pour leur confiance sur ce projet.

Merci également à l'équipe d'Emin pour son accueil, ainsi qu'à l'hôtel George V.

Et MERCI Suzie pour ton aide :-)

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