De Laurentis : un EP à la pop lunaire

Publié le par Le Blog d'une Active Pensive

De Laurentis : un EP à la pop lunaire

De Laurentis, c'est une chanteuse à la fois auteure-compositrice mais également productrice. Elle a auto-produit son premier EP "De Laurentis" sur lequel on peut retrouver six titres pop très planants dans lesquels elle a fait cohabiter synthétiseurs, piano, mégaphone et looper.

Comme Cats on Trees, Kid Wise et Moodoid, De Laurentis est originaire de Toulouse où son papa, musicien de jazz, a été pianiste-arrangeur de Claude Nougaro. L’autre point commun avec ces groupes est qu’elle chante en anglais. Sous forme de petites histoires, on découvre les mémoires d’un marin, ses aspirations, ses rêves et rencontres inspirés de cette citation : « Il existe trois sortes d’hommes, les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer » Platon.

Un EP 6 titres mixé par Jérôme Poulouin (Babx, The Shoes…) et masterisé par Chab (Lilly Wood & The Prick, Daft Punk…) est disponible en physique et digital depuis 1er Juin 2015.

Cet EP, pour commencer, est beau ! Il y a eu un vrai travail dans le choix des photos, car ce n'est pas une simple pochette de single comme on en voit souvent pour les EP.

Ensuite, il y a sa voix belle, douce et profonde et bien sûr ses mélodies. C'est doux et fort à la fois. Une vraie émotion se dégage de ses chansons et nous transporte dans un autre univers. Le piano, très présent, m'a fait parfois penser aux mélodies que Yann Tiersen avait composé pour "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain", notamment dans le titre The Angel et Silent Home.

Sa cover de I Follow Rivers de Lykke Li m'a un peu moins convaincue, tant j'aimais la version originale mais on ne peut que reconnaître l'implication de De Laurentis dans sa réinterprétation de ce tube.

La dernière chanson de son EP Many Years (rework) est un peu plus électro et dynamique que les autres titres. Personnellement j'apprécie beaucoup ce titre où les instrument se mélangent et où on retrouve à la fois la piano, le synthé, le mégaphone et le looper cités plus haut !

Ci-dessous, le clip de Sparrow :

Le nom De Laurentis est l’héritage d’un grand père d’origine italienne qui avait pour habitude de faire des films en super 8. En tombant sur ces bobines illustrant la méditerranée des années 60, Cécile découvre un trésor brut et authentique. Ces vidéos sont projetés sur scène où elle est accompagnée de Francesco Vey (mao et sounddesigner) aussi membre du duo electro parisien The Tape.

Voilà une idée ce que vous pourrez voir ce samedi à la Dame de Canton où elle se produit.

Plus d'infos sur l'événement : Site de la Dame de Canton

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